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La Question de la CMB au Forum Mondial de l'Eau, 16 mars 2012, Marseille (France)

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L'ère de la Commission Mondiale des Barrages appartient-elle définitivement au passé?

 

6ème Forum Mondial de l'Eau à Marseille: la Banque Mondiale a confirmé qu'elle avait désormais tourné la page sur l'époque de Commission Mondiale des Barrages, même s'il est toujours difficile de l'admettre politiquement. Pendant une intervention de haut niveau sur les infrastructures hydrauliques pour le développement dans les pays à grande superficie, Rachel Kyte, la vice-présidente pour le développement durable à la Banque, nous a délivré une position très forte en faveur des grandes infrastructures hydrauliques et hydroélectriques.

 

Rachel_Kyte

Pour elle, “les critères appliqués par la Banque Mondiale pour évaluer les projets hydrauliques de grande envergure convergent maintenant avec ceux des banques régionales de développement et ceux du secteur privé. Et c'est une bonne chose.” Elle faisait référence à l'époque de la Commission Mondiale des Barrages, une opération conjointe entre la Banque Mondiale et l'Union international pour la conservation de la nature, créé en 1998. Le rapport final, publié en novembre 2000 reçu un accueil mitigé.


Alors qu'il y avait un accord global sur les cinq valeurs fondamentales et les sept priorités stratégiques formulées par la Commission Mondiale des Barrages, la CIGB et d'autres groupes exprimèrent de fortes réserves concernant les principes généraux et les directives de la Commission. Ils refusèrent notamment le principe selon lequel «les décisions affectant les populations locales devraient être prises avec leur consentement préalable, libre et informé.» selon eux, ce principe signifiait pour qu'aucun barrage ne pouvait être construit. Au contraire, tous les groupes anti-barrage considérèrent que le rapport de la Commission Mondiale des Barrages connue une bible inégalable, puisqu'il leur donnait les moyens de bloquer tous les projets de barrage.

 

À ce moment-là, la Banque Mondiale finançait très peu de projet dans le monde et elle partageait les conclusions de la Commission Mondiale des Barrages selon lesquelles, bien que “les barrages aient eu un rôle important et significatif dans le développement humain,” dans “de trop nombreux cas un prix inacceptable et souvent inutile avait été payé pour assurer ces bénéfices, particulièrement dans le domaine social et environnemental, par les populations déplacées, les communautés en aval, les contribuables et par l'environnement naturel.”


12 ans plus tard, la situation a radicalement changé. Le Vice-président pour le Développement Durable affirmait que “les infrastructures hydrauliques de grande échelle ont un rôle essentiel à jouer d'autant plus à la lumière de l'atténuation du changement climatique”. Après avoir expliqué la nature polyvalent des objectifs d'un barrage, qui bénéficie au secteur l'énergique, agricole, aux contrôle des crues, l'approvisionnement de l'eau, la navigation et le tourisme, elle a conclu que “les équipements hydroélectrique imposant sont devenus une étape clé pour la croissance verte”.


Dans un entretien ultérieur avec l'auteur, elle était plus prudente, commençant par dire que “beaucoup des idées contenues dans le rapport de la Commission Mondiale des Barrages sont restées. Par exemple, le consentement préalable, libre et informé des communautés locales, qui fut interprété à tort comme un droit de veto, est maintenant vu comme un processus développant le dialogue autour du projet. Un autre exemple est que les développeurs de projet ont désormais reconnu qu'il que négliger ce genre de dialogue social dans la phase de conception du projet a un coût financier. C'est le résultat direct du travail de la Commission Mondiale des Barrages !”


Au contraire, John Briscoe de l'école d'ingénierie et de sciences appliquées d'Harvard, interviewé le même jour établi que "mon opinion sur la Commission Mondiale des Barrages est qu'elle avait terminé son travail depuis la publication du rapport final. À ce moment-là, aucune des nations constructrices de barrages ne la soutenait et personne ne l'a utilisé depuis pour construire un barrage. Donc je considère effectivement qu'elle appartient au passé. Un autre signe provient du gouvernement allemand, qui était un des rares soutiens forts à la Commission Mondiale des Barrages. Pendant la conférence sur l'Eau et l'Energie tenu en Novembre dernier, il n'y eu aucune mention de la Commission Mondiale des Barrages, ni pendant la conférence ni dans les recommandations finales."

 

cmb_forum_mondial

Avec Kyte et d'autres figures publiques d'Odebrecht Energy, UNESCO-ICIWaRM, WWF et du Gouvernement d'Ouganda et d'Inde, Briscoe a participé au débat organisé par le Conseil Mondial de l'Eau le 16 mars. “Augmentation de la résistance au changement climatique: Quel est le rôle des réservoirs d'eau ?”


Questionné sur les différences entre maintenant et 12 ans auparavant, il répondit que “Si nous avions eu à cette époque un débat similaire à celui d'aujourd'hui, les ONGs auraient constamment mentionné le rapport de la CMB. Aujourd'hui, ils n'oseraient pas prononcer le mot CMB puisqu'ils savent qu'il a complètement perdu sa crédibilité dans le secteur des pays en développement.” Il faisait référence à la présentation de Zachary Hurwitz, coordinateur du programme politique à International Rivers, qui était si défensif que cela le conduisit à dire qu'«il n'est pas contre les barrages, mais contre l'impact des grands barrages” !

 

Pendant un autre débat, organisé le 14 mars par la US Army Corps of Engineers (M. Steven Stockton, directeur du service Génie Civiles et M. Jerome Delli Priscoli, responsable de l'Institut pour des Ressources en eau), et beaucoup d'autres leaders de grands pays ont aussi exprimé l'idée que les barrages sont une nécessité absolue.


Le ministre chinois de Ressources en eau, M. Chen Lei a rappelé les efforts gigantesques de son pays afin de parvenir à épargner l'eau: 87,000 réservoirs, 300,000 km de levées, 230 GW de capacité d'hydroélectrique installée parmi beaucoup d'autres données chiffrées impressionnantes. Grâce à ces efforts, “la Chine a pu alimenter 21 % de la population mondiale avec 6 % des ressources d'eau douce du monde et 9 % du territoire arable du monde”. Il a aussi souligné que “les infrastructures que nous construisons sont cruciales pour s'adapter aux conséquences du changement climatique et nous battre contre les inondations.”


Steven Stockton le Directeur Génie Civil au corps des ingénieurs du Génie (USA) a rappelé le rôle central joué par les ingénieurs dans la construction de la nation Américaine, prenant le célèbre exemple de l'Autorité de la Vallée du Tennessee. Il a souligné que "l'efficacité d'un grand projet d'eau à générer de la croissance dépend fortement de sa nature polyvalente." Plus vous avez cet aspect polyvalent, avec le lien entre "l'eau, énergie, et l'alimentation", plus cela a tendance à déclencher un développement économique qui profite à toutes les couches de société.


Jerson Kelman, l'ancien Président de l'Agence nationale brésilienne sur l'eau, maintenant Président de Light Group, la Compagnie d'électricité du Rio de Janeiro, a reconnu que “les constructeurs de barrage ont fait beaucoup d'erreurs dans le passé” en ne prenant pas suffisamment en considération l'environnement. Il a conclu que “seuls certains projets techniquement faisables devraient être construits”. Mais il a souligné que le “sans barrage” n'était pas une alternative. Il a défendu l'idée que quelques grands barrages étaient bien mieux pour l'environnement et pour l'économie que beaucoup de petits barrages, donnant l'exemple de l'évaporation de l'eau, beaucoup plus grande dans de petits projets que dans des grands. La question qui est souvent oubliée et qui devrait être posée, c'est “que se passerait-il si ce projet n'est pas construit ?”


Rachel Kyte a essentiellement répondu à cette question par: aucune croissance verte.

 

 

Tags : Evènements

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